mercredi 23 avril 2014

Les monuments historiques de la Vienne en 1914

Vu dans le journal de la Vienne, des Deux-Sèvres et de la Vendée du 20 avril 1914, cette liste des monuments historiques de la Vienne






jeudi 20 mars 2014

Du pain bénit ?

Vu dans le registre de Saint-Romain-le-Noble (47), cette rixe qui a "répandu du sang dans l'église" !



L'église polluée a été réconcilier, l'histoire ne nous dit pas si c'est le cas pour les deux paroissiens en question...

jeudi 27 février 2014

Les inconvénients des inhumations fréquentes dans les églises

Vu dans le registre paroissial de la commune de Sainte-Gemme-Martaillac (47) concernant quelques directives relatives aux inhumations en 1776. Le document est intéressant, alors je partage.
 (vous pouvez cliquer sur les images pour les agrandir)





J'aime beaucoup quand le premier article débute par "Nulle personne...." et continue par "à l'exception de...." :)

vendredi 17 janvier 2014

La Méthode Pratique d'Ecriture-Lecture de Georges DEBIAIS


La famille DEBIAIS / HEBRAS m'a gentiment fait parvenir plusieurs documents d'époque (notamment quelques documents sur la Grande Guerre). Je suis tombé en admiration devant cette Méthode Pratique d'Ecriture-Lecture par A. RENAULT. 
Dans un premier temps, on peut voir que cette méthode est un "enseignement simultané de l'écriture, de la lecture, de l'orthographe et du dessin", ce qui est déjà un beau défi à mes yeux.

Cette méthode est faite pour être appliquée à des enfants du cours élémentaire, âgés de 7 à 9 ans.
Ce livret appartient au jeune Georges DEBIAIS, né le 1er novembre 1893 au lieu dit de la "Renaudière", commune d'Adriers (86).
Ce livret date donc de 1900 - 1902.


La première page nous en dit un peu plus sur ce fameux enseignement simultané :


Viennent ensuite les fameuses pages d'écriture, d'orthographe et de dessin, il faut reconnaître que j'ai été bluffé par la qualité de l'écriture par un enfant de cet âge là...




Inutile de rappeler à l'époque le stylo à bille n'est pas encore arrivé dans nos écoles, et que l'écriture se fait à la plume métallique, rendant l'apprentissage de l'écriture à mon avis plus minutieuse...

Et en fin livret, nous retrouvons les conseils aux élèves, conseils que j'invite tous mes amis de l'Education Nationale à réutiliser s'ils le souhaitent :)




J'ai vraiment été agréablement surpris de tomber sur cette méthode pratique d'écriture-lecture du jeune Georges DEBIAIS. Merci à ces descendants pour cela, en espérant que ça vous plaira autant qu'à moi :)

Et merci à Didier Dabadie ;)

mardi 26 novembre 2013

Huit cents livres !

Vu dans un registre paroissial de Clairac (Lot et Garonne), cette note sur la pension du curé de ladite commune en 1790. Ce texte fait surement suite au décret de l'Assemblée Nationale du 13 février 1790 qui supprime les vœux monastiques et permet aux membres des congrégations régulières de recevoir une pension :












"Le 28 février 1790, monsieur le curé de Clairac (Monseigneur Vergner âgé de 87 ans) a fait à la municipalité de la présente ville la déclaration du revenu dont il jouit par lettre de son bénéfice et le tout pour le conformer au décret de l'Assemblée Nationale, il apporte par cette déclaration qu'il n'a d'autre revenu qu'une pension de huit cents livres....huit cents livres !
Ô bonté de ma mère ! huit cents livres.
Le pasteur d'une des paroisses la plus peuplée et la plus étendue du diocèse qui comprend six paroisses, celle de Saint-Martin dans la ville, celle de Saint-Pierre, de Cambes, du vague Détignagues, de Dimeuil, huit cent livres !
Le doyen des curés congruistes du Royaumes ! Huit cent livres !
Celui a qui, son titre seul donne par droit divin 15 milles francs de revenus !  Huit cents livres celui qui a consacré ses vœux, ses travaux pendant plus de cinquante ans au salut de ses ouailles. Huit cents livres, le vieillard qui compte vingt et deux olimpiades.....dix sept lustres et demi, et les cinq sixième d'un siècle au service des autels, huit cents livres. Le citoyen recommandable par ses talents, sa tolérance, ses vertus.
Huit cents livres enfin !
Celui qui après avoir sacrifié la meilleure portion d'un patrimoine très considérable, a vu tous le bénéfice du Royaume quadruplé de revenu tenu [....] Inaccessible aux révolutionnaires (?) des siècles n'ont jamais été augmenté d'un sol ! O Couna (injure locale ?) !
Avide, avare, ambitieux, tu es coupable (comptable ?) au tribunal de la nation de cette criante injustice !"

Pour information, "l'olimpiade"  [Olympiade] est une unité de temps qui correspond à 4 ans, temps qui s'écoule entre deux jeux olympiques. Le "lustre" une unité de temps de 5 ans (et qui a donné l'expression "ça fait des lustres !"), le tout correspondant bien à environ 87 ans comme précisé au début de cette note. Effectivement le curé de Clairac commençait à avoir de l'âge et l'auteur a bien voulu le faire comprendre, certainement pour accentuer la gravité et la "longévité" des actes de Monseigneur en question, qui non seulement avait dilapidé des fortunes, mais se permettait de demander une pension exorbitante pour continuer son train de vie "infernale"....

mardi 1 octobre 2013

Un changement de nom en 1793

Vu dans le registre d'état-civil (fraîchement créé) de Blois en 1793, ce changement de nom....

 

"Aujourd'hui septième jour du second mois de la République française [...] devant nous Jacques Toreyant membre du conseil Général de la commune de Blois [...] est comparu Guillaume LEROY dit D'ARTOIS, vétéran national de la 5éme compagnie en garnison dans cette ville, lequel nous a déclaré qu'il est né en la paroisse de Notre Dame de Aire en Artois, département du Pas-de-Calais, qu'il a pour nom "Leroy" çi-dessus désignés, auquel il déclare (?) renoncer pour prendre celui de "Pierre André SansCulottes" lesquels noms lui ont été donnés par Pierre Dorion, cordonnier en cette commune, et Marguerite Ponteney, épouse de Pierre Recapé, sous-lieutenant de la Garde Nationale soldée de la commune Saint Gilles, district de Challans, département de Vendée......"

Effectivement, en 1793, la France est en pleine reconnaissance de la "sans-culotterie", il était surement mieux vu de s'appeler "Pierre André SansCulotte", que "Guillaume LEROY".
Par contre, en 1794, avec la chute de Robespierre et sa décollation, les "Sans-Culotte" perdent leur influence, ainsi que leur pouvoir, alors qu'est donc devenu ce Pierre André SansCulottes ? Mystère.....


mardi 27 août 2013

Une note curieuse....


Vu dans les registres paroissiaux de la commune de Bourg-Archambault (86) en 1721, cette "note curieuse" d'André Cuisinier....

Le 14 janvier 1721, moi André Cuisinier, alors diacre, j'ai pris possession de la cure de Bourg-Archambault, par nomination de Messire Gil de Cardaillac, abbé de Saint-Savin auquel temps il se trouva une opposition de la part de messire Alexis Ribaud, sieur Dubois, qui avait pris possession de ladite même cure du Bourg-Archambault, sur nomination des révérends pères bénédictins de l'abbaye de Saint-Savin et le vingt [...] juin de la même année suis entré en paisible possession de laditte cuere après un désistement que ledit sieur Ribaud fit de tous ses droits et prétentions à la dite cure avec reconnaissance de son mauvais droit et de par devant les sieurs Dupré et Lafontaine, notaires royaux résidant à Saint-Savin.



Comme nous devons toujours penser aux âmes détenues dans les flammes du purgatoire et faire quelques prières pour diminuer leurs pensées et les faire jouir au plutôt des bonheurs qu'elles attendent instituées, alors de mon arrivée, un libera que j'ai continué à chanter tous les dimanches de l'année à quoi mon successeur ne sera nullement tenu qu'autant que sa charité voudra lui porter et pourra omettre sans aucune peine ni sans aucun des habitants puisse lui faire connaitre que c'est une chose de droit, c'est pourquoi je l'ai voulu insérer ici et le signer de mes propres mains...

Que j'aime ces témoignages de curé, et ces phrases sans ponctuation :)

vendredi 9 août 2013

Les Présidents de Verrue

Verrue est une commune de la Vienne, à quelques kilomètres au sud de Loudun.
En effectuant des recherches dans les registres d'état-civil de la commune, je suis tombé sur cet acte de naissance :


Des prénoms très sympathiques de personnalités ayant grandement marquées la France au 19éme siècle.
  • Napoléon, certainement en hommage au troisième du nom qui fut le premier Président de la République à être élu au suffrage universel (à moins que ce ne soit en hommage au premier du nom...?)
  • Gambetta (Léon), qui n'était pas Président de la République mais Président du conseil des Ministres (que l'on nomme aujourd'hui "Premier Ministre"). Mais pourquoi Gambetta et pas Léon ?
  • Félix (Faure), qui était Président de la République en 1896, année de naissance du jeune COGNARD. Malheureusement, Félix Faure est décédé quelques années après son élection, dans des conditions que la morale m'empêche d'écrire ici :)
  • Sadi (Carnot) : Président de la République juste avant Félix Faure, il a été assassiné en 1894.
Alors pourquoi de tels prénoms ? Mystère ! Une certaine passion pour la République certainement, à moins que je fasse complètement fausse route....


mardi 30 juillet 2013

Les conscrits mutilés volontaires

En 1798, la loi Jourdan-Delbrel met en place le service militaire obligatoire. "L'armée se forme par enrôlement volontaire et par la voie de la conscription".
En 1804, la mise en place d'un système de tirage au sort fut institué, et chaque commune devait founir un certain quota d'hommes âgés de 18 à 30 ans. Quelques moyens légaux existaient pour échapper à la conscription, notamment les soutiens de famille, le mariage, et l'infirmité.

L'administration dût faire face à de nombreuses mutilations volontaires de jeunes gens ne souhaitant pas partir à travers l'Europe et le Monde sur les différents champs de bataille (et on peut facilement les comprendre...). Ainsi de nouvelles lois ont vu le jour pour punir durement ces mutilés volontaires.

La première est celle du 8 fructidor An 13 :



 Puis la loi du 6 janvier 1807, article 4 :
 
 
En 1806, des compagnies de pionniers sont ainsi créées, quatre pour débuter, dont une se trouvait à Poitiers. Forcément, se retrouver dans ce genre de corps de pionniers promettait un dur labeur, mais la sanction se voulait exemplaire !

Si bien que dans la presse locale de la Vienne, on retrouve en janvier1808, le nom de ses conscrits mutilés volontaire (je retrouve même un lointain cousin d'Antigny) :

 


On peut voir que les façons de se mutiler sont multiples, même si l'amputation de la première phalange de l'index est un classique (puisqu'il empêche l'utilisation du fusil), ainsi que l'arrachement des incisives (qui empêche de déchirer les cartouches de poudre).

Les lois sur les mutilés volontaires se sont étoffées au fil su 19éme siècle, et cela jusqu'à la Grande Guerre de 14-18....

Pour les sources, merci à Gallica, et aux Archives Départementales de la Vienne pour la presse locale en ligne.